1 mois après les élections : comment les jeunes l’ont-ils vécu ?

1 mois après les élections : comment les jeunes ont-ils vécu la campagne ?

Selon une enquête d’IFOP, 41% des jeunes âgés de 18 à 24 ans n’ont pas voté au 1er tour des élections présidentielles de 2022. Ce chiffre est 2 fois plus élevé que dans l’ensemble de la population (26%). Il est aussi important de rappeler qu’en 2017, chez les 18-24 ans, l’abstention était de 29%.

D’après les sondages les jeunes semblent s’intéresser de moins à moins à la vie politique actuelle. Mais qu’en est-il ?

La période  électorale a fait l’objet de débats enflammés, chacun s’emparant des thématiques abordées et essayant de diffuser ses idées, ses valeurs et de convaincre le public par divers moyens.

Notre équipe a interviewé 3 jeunes sur leur ressentis vis-à-vis des élections et de la campagne électorale des candidats :

 

Boris, 24 ans, raconte :

« J’ai voté Macron parce que, pour moi, c’est celui qui a le plus la tête sur les épaules. Même si tout n’est pas parfait, c’est celui qui a le mieux réussi à endiguer la crise. »

« J’ai été marqué par la violence de cette période électorale, par l’embrasement des débats et surtout par le manque de recul et d’objectivité des gens. Je ressens limite de la colère vis-à-vis des média qui prennent une place beaucoup trop importante dans nos vies et qui nous retournent le cerveau. »

Boris témoigne de sa lassitude vis-à-vis de la place des médias dans les campagnes.

Justement, vers quels médias les jeunes se sont-ils tournés pendant les élections ?

Loin des médias traditionnels, les jeunes se sont informés via les réseaux sociaux (surtout TikTok et Instagram) avec tous les biais que cela implique : contenu informel, pas toujours vérifié, dans lequel les émotions dominent. Il ne s’agit alors plus de transmettre des informations pertinentes, mais plutôt d’influencer, voire de convaincre son auditoire par tous les moyens. Avec un effet boule de neige qui débouche parfois sur de graves conflits. 

Cependant, des contenus plus approfondis, avec un vrai travail journalistique, ont émergé grâce à des médias comme Brut. De plus, la stratégie de communication des candidats s’est beaucoup concentrée sur les jeunes. C’est pourquoi, sur le compte de Konbini par exemple, les candidats répondent directement à des questions posées par les utilisateurs, démontrant une volonté de proximité avec les jeunes. Toutefois, l’abstention record des jeunes témoigne du dysfonctionnement et de l’échec de ces multiples stratégies. Le vernis s’écaille, les jeunes sont en quête de vérité et de réponses concrètes face aux défis de notre époque. 

En outre, des jeunes eux-mêmes ont développé des alternatives aux médias traditionnels. En témoigne Elyze, l’application créée par deux étudiants (Grégoire Cazcarra et François Mari) dans le but de lutter contre l’abstentionnisme chez les jeunes. Cette dernière est massivement utilisée, en février 2022 l’application compte plus de 2 millions de téléchargements. Les réseaux sociaux ont aussi constitué un vecteur d’information crucial. Hugo Travers est suivis par 2 millions d’utilisateurs sur Instagram. Durant les élections, avec son équipe, il a interviewé tous les candidats et a décrypté l’ensemble des programmes de ces derniers de manière très claire et concise. Son immense succès s’explique en partie du fait de l’accès gratuit à un contenu court, précis et simple.

 Audrey, 19 ans, révèle :

« Je suivais beaucoup la campagne lors du 1er tour. J’ai trouvé la période anxiogène. »

« J’ai été très déçue des candidats qui entretenaient des débats creux, agressifs, constructifs. Ça m’a refroidi. »

Pour elle, les enjeux cruciaux sont l’égalité des chances de chacun et la préservation de l’environnement, de la biodiversité. Elle témoigne de ses intentions de vote pour Yannick Jadot au 1er tour : « Je voulais voter pour l’écologie mais j’ai fait un vote utile en votant pour Mélenchon car sa popularité était forte et il avait plus de chance de gagner selon les sondages. J’étais en accord avec son programme social et écologique mais en désaccord sur d’autres sujets tel son désir de sortir de l’OTAN et de l’UE. »

Audrey affirme qu’elle ne se sentait pas représentée à travers les candidats, elle a voté aux deux tours mais a montré une réelle défiance vis-à-vis des campagnes : « la jeunesse est sous-représentée dans le paysage politique ! ». Elle remet en cause la représentativité du modèle électoral actuel qu’elle juge non adapté.

Finalement elle énonce : « J’ai eu envie de m’engager politiquement, mais j’ai rencontré des gens qui m’ont dit que je n’y survivrai pas ! En revanche, à l’échelle de l’UE, ou d’une collectivité territoriale pourquoi pas… ».

 Emma, 19 ans, explique :

« C’était ma 1ère campagne électorale, le fait d’évoluer dans un milieu universitaire m’a permis de développer ma pensée critique et de décortiquer les médias ce qui m’a beaucoup aidé ! »

Elle énumère les enjeux les plus importants pour elle : « La base c’est l’écologie, notre avenir est en jeu. Mais le pouvoir d’achat et l’immigration sont aussi importants ».

Ainsi, au 1er tour, elle n’avait pas de positionnement politique particulier car ses parents ne sont pas des personnes politisés. L’ influence familiale a cependant joué un rôle : son frère lui a montré des vidéos d’explication des programmes politiques et, car ils partagent les mêmes valeurs, elle a choisi de suivre son vote.

Au 1er tour elle décide de voter pour Éric Zemmour : « Ce n’était pas dans le paysage politique avant, il y avait beaucoup de magouilles dans le passé donc c’est important de démarrer sur une feuille blanche. De plus, il avait un bon programme sur l’écologie, l’éducation (notamment les uniformes) ou encore les dépenses sociales. »

Au 2nd tour, elle décide de voter pour Marine Le Pen : « Tout sauf Macron car j’ai lu des rapports, des bilans sur son quinquennat et j’ai vu qu’il y avait pleins de choses qu’il n’avait pas respecté ou encore des mesures qu’il avait fait passer sans consulter le peuple français. »

Emma tire deux conclusions de cette campagne électorale : 1) les médias hiérarchisent toujours les sujets selon leur coloration politique et choisissent de mettre en avant tel ou tel candidat. 2) « Tout est politique ». Alors qu’elle ne prenait pas ce sujet au sérieux, elle comprends désormais les enjeux et les conséquences que l’action politique engendre. 

Finalement, dans l’ensemble, les jeunes ne sentent pas que leur voix a une portée majoritaire dans le débat public. Selon une étude du CREDOC, les jeunes sont préoccupés majoritairement par l’environnement (32%), l’immigration (19%) et le chômage (17%). Pourtant, durant les élections, le sujet du climat a représenté 5% des débats dans les médias.

Olivier Galland est chercheur au CNRS. À travers un entretien avec « Les Echos » il explique : « cette abstention n’est pas une surprise ». Il met en avant les résultats d’une enquête réalisée par Harris Interactive auprès de jeunes âgés de 18 à 24 ans : « parmi les sondés, 34% estiment que voter ne sert pas à grand-chose car les responsables politiques ne tiennent pas compte de la volonté du peuple ».

Mais pourquoi ?

Olivier Galland affirme : « Ce qui caractérise la jeunesse, c’est la désaffiliation politique : 55 % des jeunes interrogés ne se sentent proches d’aucun parti. Pour autant, ils se disent concernés par l’écologie, les violences faites aux femmes, le terrorisme ou les inégalités. Mais cela ne se traduit pas sous une forme politique. »

En fait, il est inexact de dire que les jeunes sont moins impliqués dans la vie politique qu’auparavant en ne se basant seulement sur les chiffres de participation électorale. Les jeunes participent davantage à des actions politiques dites non traditionnelles et civiques : la consommation, la manifestation, les réseaux sociaux, les pétitions, la participation à des associations, du bénévolat…

Gagner sa vie en prenant soin de la planète : utopie ou réalité ? (partie II)

Gagner sa vie en prenant soin de la planète : utopie ou réalité ? (Partie II)

Dans la première partie de cet article, nous avons déconstruit certains préjugés autour des métiers de la transition écologique, issus d’entretiens menés auprès d’étudiant.es. 

Dans la seconde partie de cet article, l’objectif est de te partager des pistes d’action et des outils pour : 

1. apprendre à mieux te connaître, identifier tes aspirations et motivations réelles (ce qui te prend aux tripes et te donne envie de te lever chaque matin , tu vois le truc ou pas ?😉 ), comprendre comment fonctionne ton LOGICIEL interne.

2. t’orienter vers les métiers qui contribuent à résoudre les défis sociaux et environnementaux de notre temps. 

  1. Prends le temps de savoir ce qui te fait vibrer

Apprendre à se connaître est le chemin de toute une vie.

Alors que 75% des métiers de 2030 n’existent pas encore, dans un contexte d’accélération des transformations et de création des métiers, l’orientation est de plus en plus envisagée comme une compétence, et non plus comme une finalité. 

Savoir prendre de la hauteur, faire un bilan de son parcours, identifier ses motivations profondes et sa raison d’être, connaître ses valeurs et la boussole qui guide nos choix et actions : ça s’apprend !

Pour cela, il est toujours bien d’avoir dans son sac à dos quelques outils à utiliser, réutiliser, laisser de côté, reprendre ensuite…bref, un kit d’orientation à ta dispo. 

Curiose t’a listé des outils et méthodes pour démarrer ton introspection !

  1. L’Ikigaï

Plus qu’un outil, l’Ikigaï est une philosophie de vie issue de la culture japonaise qui recouvre plusieurs sens et qui consiste à trouver son grand « POURQUOI » – en d’autres termes, sa raison d’être.

L’Ikigaï représente également : 

-> l’art de trouver un sens à ce que l’on fait

-> le respect de soi-même et du Vivant en général

-> le fait de s’alimenter correctement

-> le fait de pratiquer des activités physiques et sportives

L’Ikigaï est une boussole au carrefour de 4 grandes questions : 

  1. Qu’est-ce que j’aime faire ? 
  2. Pour quoi suis-je doué.e ? 
  3. De quoi le monde a besoin ?
  4. Pour quoi puis-je être payé.e ?  

La grande question à laquelle on essaye de répondre lorsqu’on fait son Ikigaï est la suivante :

« Quelle activité peut me permettre d’exprimer tout mon talent, au service d’une mission qui me tient à coeur, et qui me permet de gagner suffisamment d’argent pour vivre comme j’ai envie ? ». 

4 conseils à suivre avant de faire ton Ikigaï : 

  1. Quitter l’illusion de tout savoir sur soi, répondre question par question 
  2. Prendre son temps
  3. Appréhender l’ikigaï comme une boussole vivante, qui se développe et grandit !
  4. Essayer de bénéficier d’un regard extérieur, neutre et bienveillant : faire son Ikigaï à plusieurs est recommandé !
2. Des structures pour t’accompagner dans ton introspection et tes premiers pas d’acteur du changement 

De plus en plus d’associations et autres structures oeuvrent au quotidien pour aider les jeunes (et les moins jeunes !) dans leur démarche d’introspection et les guider pas à pas, de la réflexion au passage à l’action. 

C’est le cas de l’association TADAM par exemple, qui organise des week-ends, des semaines de stage ou encore des ateliers à destination des 14-21 ans, avec plusieurs objectifs : 

  1. découvrir ses motivations profondes
  2. prendre conscience de ce qui te rend unique
  3. prendre confiance en toi
  4. construire son projet d’avenir
  5. gérer son stress
  6. avancer sur son projet d’avenir
  7. reconnaître ses forces

Une méthode basée sur une pédagogie ludique qui fait le lien entre la tête, le coeur et le corps et qui permet aux jeunes de se recentrer et d’adopter une démarche proactive par rapport à l’orientation. 

Si tu aimes la dynamique de groupe, si tu aimes l’esprit « ateliers » basé sur une pédagogie ludique, alors TADAM peut être une approche super intéressante pour toi. 

Dans le même esprit, Ticket for Change est une entreprise sociale qui met à ta disposition différentes ressources très précieuses pour t’aider :

1. à mieux te connaître

2. à identifier les défis de société qui te touchent et pour lesquels tu as envie de t’engager

3. à réfléchir aux premiers petits pas que tu peux mettre en place pour te mettre en mouvement !

Parmi ces outils/méthodes, tu trouveras : 

  1. l’Exploration

Un week-end collectif suivi d’un accompagnement de 3 mois pour (re)mettre du sens dans ta vie, clarifier ton projet pro et apprendre à mieux te connaître !

Une expérience immersive pour découvrir le secteur et les métiers de la transition écologique et sociale, identifier ses talents et compétences, les sujets qui nous touchent particulièrement, s’inspirer de parcours inspirants. 

Découvres-en plus ici. 

   2. Le MOOC « Devenir entrepreneur du changement »

Tu sais que tu as envie de t’engager mais tu ne sais pas par où commencer ? 

Ce MOOC va t’aider à trouver ta vocation d’acteur du changement, en t’apprenant à passer de l’envie à l’idée, et de l’idée à l’action ! Vois-le comme une étape préliminaire de l’Exploration. 

3. « Activez vos talents, ils peuvent changer le monde ! » de Matthieu Dardaillon, co-fondateur de Ticket for Change. 

« Nous passons 80 000 heures de nos vies à travailler. Et vous, qu’allez-vous en faire ? »

Entre le MOOC et l’Exploration, ce guide pratique a pour but de t’aider à identifier tes talents uniques et construire ta « carrière à impact » afin que ton travail soit source d’épanouissement et d’utilité sociale. Un livre de chevet à annoter, sur lequel griffonner tes pensées et réflexions, à foison !

D’autres structures encore sont là pour t’aider à développer et identifier ce qu’on appelle tes soft skills, c’est-à-dire les compétences humaines et comportementales que tu as au fond de toi comme la créativité, l’empathie, la résolution de problèmes…

C’est le cas d’Awayke, une entreprise qui fait intervenir des formateurs directement dans les écoles pour aider les étudiant.es à mieux se connaître et à améliorer leur gestion du temps, travailler leur esprit d’équipe, ou encore améliorer leur communication interpersonnelle. 

Tu penses que ton école pourrait être intéressée par ce type de démarche ? Clique ici. 

Un dispositif pour identifier tes softs skills : Job ready, une plateforme qui t’aide à transformer toutes tes expériences en compétences (en soft skills, notamment) et les rendre claires et visibles auprès des recruteurs. 

Découvre ici le dispositif.

3. Gagner en conscience, être à l’écoute de son corps et de ses émotions

Apprendre à se connaître passe aussi par un mélange d’observation et d’action. 

Certaines pratiques, comme celle de la méditation, favorisent l’observation et la conscience que l’on a de soi-même, de son corps et de ses émotions.  La méditation est un outil extraordinaire pour apaiser son mental, faire le calme en soi et distinguer plus nettement ce que l’on ressent vraiment. 

En effet, les bienfaits de la méditation ne sont plus à prouver.  Dans une étude belge portant sur 400 jeunes âgés de 13 à 20 ans, ceux qui ont suivi un programme de mindfulness montraient moins de signes de dépression, d’anxiété et de stress que les autres. 

Notre corps, d’une intelligence inouïe, ne nous ment jamais. Être à l’écoute des signaux qu’il t’envoie peut te permettre de sentir ce qui est bon pour toi, dans quel type d’environnement tu te sens à l’aise. En mettant davantage de conscience dans tes actions, en étant plus en posture d’observation de ce que tu vis, tu acquerras avec les expériences une meilleure connaissance de toi-même et des situations qui te correspondent. 

Plus facile à dire qu’à faire…ON EST D’ACCORD ! 

2. Informe-toi sur les enjeux qui te touchent

Blogs, fresques, ateliers, documentaires, livres…tous les supports sont bons pour nous sensibiliser et susciter l’engagement. 

Curiose te partage sa liste de ressources pour t’informer sur tes causes de prédilection : 

  1. Les MOOCs 

2. La Mine d’Or des Enjeux, by Ticket for Change

Une plateforme collaborative qui regroupe des ressources inspirantes sur les enjeux de société basés sur les 17 ODD (objectifs de développement durable) pour que chacun.e puisse s’inspirer, s’informer et se former !

3. Le Top 5 des blogs sur l’environnement

  • Ça commence par moi, c’est : 365 actions éco-citoyennes, des vidéos, des podcasts et des articles, des outils pour mobiliser ses proches
  • You matter, c’est: un lieu de partage de connaissance pour aider citoyens et professionnels à comprendre les enjeux de transformation de notre monde. 
  • Bon Pote: un article éducatif chaque semaine sur le climat et l’environnement
  • Je me recycle : média green lifestyle, dédié à un mode de vie plus sain et respectueux de l’environnement. 

    4. Des ateliers pour mieux s’informer et se projeter

    -> Atelier immersif 2050, Ticket for Change 

    -> La Fresque du Climat : 3h30 pour comprendre le changement climatique

    -> La fresque de la Renaissance écologique : atelier d’imagination collective pour réfléchir ensemble à des solutions concrètes pour l’environnement.

    5. Autres ressources 

    1. Médias sur l’écologie/l’environnement : L’info durable, La Relève & la peste, Reporterre
    2. Ressources pour agir

    6. le Netflix de la transition : IMAGO, et documentaires à gogo

    7. Des lieux engagés pour s’inspirer et découvrir d’autres modèles de société

    As-tu déjà entendu parler des tiers-lieux ?

    Coworking, networking, café, auberge, salles de jeux, salle de musique…les tiers-lieux, ça peut être TOUT ÇA à la fois. Avec comme principaux objectifs, de provoquer la rencontre et de favoriser l’émergence de projets collectifs autour d’une ou plusieurs thématiques.

    De plus en plus de lieux alternatifs, engagés dans la transition écologique, font leur apparition en France (et partout dans le monde).

    Découvre le tiers-lieu le plus proche de chez toi, en consultant la carte des OASIS.

    3. Empare-toi de ton sujet et remonte tes manches ! 

    Ça y est, tu as le sentiment d’avoir identifié un ou plusieurs sujets de société qui te tiennent à coeur et pour lesquels tu as envie de mettre ton temps, ton énergie et tes talents. 

    Bien sûr, tu as compris que la connaissance de soi, c’est le chemin de toute une vie. Et que ce sont nos expériences qui nous façonnent, aussi. Et pourtant, tu sais déjà quelles compétences et savoir-être tu peux valoriser. 

    1.J’ai des questions sur des métiers qui me plaisent !

    Tu as une vague idée du métier ou du secteur qui te plaît et tu souhaiterais approfondir tes recherches ? 

    👉 Linkedin est ton meilleur ami. C’est LE réseau social professionnel sur lequel faire des rencontres. Alors crée-toi un profil, effectue des recherches, ose demander de l’aide, pose tes questions…et rappelle-toi qu’on a tou.tes commencé quelque part (c’est-à-dire nulle part ! 😄

    👉 Le parcours d’orientation Curiose t’aide à y voir plus clair sur les métiers en lien avec ta personnalité et à échanger avec des professionnels. 

    👉 Jobirl te permet d’échanger non seulement avec des pros mais aussi avec des étudian.tes de certaines formations. 

    2. Je suis en recherche d’un stage ou d’une première expérience dans un projet à impact social !

    Au-delà des plateformes de recherche classiques, certains job boards sont plus axés sur les entreprises à mission et les métiers dits à impact. 

    C’est notamment le cas de

    👉 Jobs that make sense : une plateforme entièrement dédiée à la recherche de métiers dans des structures à impact, avec également des exemples de formations sur diverses thématiques.

    👉 Orientation Durable : cabinet de recrutement des métiers durables.

    👉 Fuyons la défense: une plateforme qui recense les offres d’entreprises sélectionnées en amont.

    👉 How I met your planet: ou comment raconter à ses gosses qu’on a essayé de sauver la planète grâce à notre métier.

    3. Je souhaite me lancer dans mon propre projet !

    👉 Tu as entre 18 et 30 ans et tu portes un projet d’utilité sociale et/ou environnementale ? Chaque année ,le concours de la Social Cup récompense de jeunesentrepreneurs sociaux pour leurs idées d’innovations sociales ! (les candidatures sont clôturées pour l’année 2022, alors garde tes yeux grands ouverts 👀 pour l’année prochaine)

    👉 Après le MOOC, le livre, et les week-ends explorations, Ticket for Change accompagne également les porteurs de projets à passer de l’idée à l’action. Six mois pour donner vie à son entreprise à impact, validée sur le terrain et challengée par des experts. Découvre le Parcours Entrepreneur  plus en détails !

    Voici un résumé des initiatives qui nous ont personnellement accompagné et interpellé chez Curiose. 

    Tu as des questions ou quelque chose n’est pas clair ?

    Écris à Margaux, qui se fera une joie de te répondre: margaux.dacquet@curiose.fr

    « Gagner sa vie en prenant soin de la planète : utopie ou réalité ? » (partie I)

    "Gagner sa vie en prenant soin de la planète : utopie ou réalité ?

    (Partie I)

    Clémentine, 20 ans, a rejoint en septembre dernier les bancs d’une grande université parisienne, comme des centaines de milliers de jeune chaque année en France. 

    Sa formation en sciences économiques et sociales s’inscrit dans la continuité des spécialités SES et Maths qu’elle a choisi en première. 
    Pourtant, nous confie-t’elle autour d’un café, presque en chuchotant : « je ne suis pas sûre d’aimer ce que j’étudie.

    Les cours sont intéressants, mais j’ai du mal à me projeter dans un métier concret qui a du sens pour moi. »

    Elle nous parle alors de son frère qui, après une prépa et une école de commerce, s’est orienté dans le bâtiment mais ne se plaît pas dans son job. 

    « Lui, ce qui l’anime, c’est l’écologie » nous partage-t’elle. « J’ai peur d’avoir des regrets, comme lui. »


    « Mais alors, qu’est-ce que tu aimes ? »

    « J’adore les animaux. J’aime être en leur présence…mais je connais peu de métiers qui gravitent autour de ce sujet…hormis vétérinaire. 
    J’aime la nature aussi, mais c’est très vaste. J’ai envie d’aider les gens aussi. J’ai songé à travailler dans une association, ou dans le social, mais je crains que ça ne me permette pas de vivre correctement. Et ça rassurerait plus mes parents que je fasse des études de commerce. »


    Toi aussi, comme Clémentine, tu te sens tiraillé.e entre tes aspirations réelles et la pression extérieure ?

    Tu as envie d’exercer un métier qui a du sens pour toi et qui contribue à la préservation du Vivant mais tu ne sais pas par où commencer ?

    Selon une étude de 2021 de Pew Research, 67% de la génération Z dont tu fais partie pensent que « le climat devrait être une priorité absolue pour assurer une planète durable pour les générations futures ». 

    La première partie de cet article te donne des pistes d’action pour déconstruire les préjugés que tu pourrais avoir sur les métiers de l’ESS (économie sociale et solidaire). 

    Dans la seconde partie de l’article, disponible sur notre blog, nous te donnons des pistes pour : 

    1. apprendre à mieux te connaître, identifier tes aspirations et motivations réelles (ce qui te prend aux tripes et te donne envie de te lever chaque matin , tu vois le délire ?;) ), comprendre comment fonctionne ton LOGICIEL interne.

    2. t’orienter vers les métiers qui contribuent à résoudre les défis sociaux et environnementaux de notre temps. 


    3 préjugés à déconstruire sur les métiers de la transition

    1) « Les métiers de l’ESS, ça rapporte pas suffisamment »

    En fait, tout va dépendre de ce que tu entends par SUFFISAMMENT.

    Notre rapport à l’argent est très personnel et propre à chacun.e d’entre nous. C’est donc à toi d’évaluer le niveau de finances dont tu as besoin pour manger tout en réalisant tes projets personnels. C’est aussi une question de priorité...

    Si tu réalises que le confort matériel est un enjeu prioritaire pour toi aujourd’hui, alors assume-le ! Trouve des missions qui te permettront de trouver du sens à ce que tu fais tout en ayant le salaire qui te convient. 

    Il y a aussi un préjugé à déconstruire : on peut tout à fait bien gagner sa vie tout en travaillant pour une structure d’utilité sociale ou environnementale.

    Tout dépend du type de structure, de son ancienneté, du poste convoité…mais aussi de tes conditions de vie (un même salaire peut être plus ou moins élevé selon ton lieu de résidence, par exemple). 

    Enfin, il est important de bien distinguer « l’économie sociale et solidaire », une branche de l’économie qui regroupe l’ensemble des associations, coopératives, et fondations respectant certains principes comme la gouvernance démocratique ou bien le plafonnement des salaires, et les métiers de la transition, qui recouvrent finalement l’ensemble des activités oeuvrant à la préservation du Vivant et la réduction des effets du réchauffement climatique (pour simplifier).

    Les métiers de la transition concernent tous les secteurs, voire toutes les entreprises qui doivent respecter les nouvelles réglementations en vigueur (notamment la loi PACTE de 2019) favorisant la considération des enjeux sociaux et environnementaux. 

    Tu as donc le choix…À toi de mettre le curseur au bon endroit ! 

    2) « Je veux travailler dans l’écologie »

    Comme mentionné plus haut, l’écologie n’est pas un secteur mais une façon d’appréhender son environnement, les ressources qui constituent ce dernier et les relations que l’on entretient avec le Vivant. C’est donc également une façon différente de produire, de marchander et d’utiliser nos ressources. 

    Les possibilités de métiers sont donc immenses : communicant, juriste, directeur des ressources humaines…Mais le terme d’environnement ou d’écologie n’est pas toujours spécifiquement mentionné dans l’intitulé du cursus et toutes les formations ne dispensent directement de cours sur le développement durable ou les enjeux de la transition.  Si ces sujets t’intéressent, et que tu veux comprendre concrètement comment tu peux t’engager, le mieux est que tu te renseignes en parallèle et que tu t’engages dans des projets ou associations. 

    Tu peux très bien te concentrer sur un type de métier plutôt que sur des formations en développement durable qui ne vont pas spécifiquement te former sur un métier en particulier mais sur des thématiques transversales. 

    Alimentation, santé, éducation, transport…d’ici 2050, plus d’un million d’emplois verts devraient être créés en France. 

    De quoi trouver ton bonheur !

    3) « Il faut être militant et super engagé pour exercer un métier qui a un impact positif sur la société »

    Pas nécessairement. Lorsqu’on travaille dans une structure qui a une mission sociale ou environnementale, il est vrai que l’impact généré dépend en partie de l’efficacité et du temps que les collaborateurs investissent dans le projet en question. Cela entraîne d’ailleurs, dans certaines organisations, le syndrome du bon samaritain: des personnes tellement engagées dans leur travail qu’elles se retrouvent en situation d’épuisement professionnel (burn out).

    Tout dépend des limites personnelles que tu te seras fixé, d’où l’importance d’identifier en amont les conditions de travail qui sont non négociables pour toi. 

    Enfin, il existe beaucoup de fantasmes autour des métiers de consultant ou responsable RSE en entreprise, considérés comme des métiers qui font bouger les lignes de l’entreprise en interne, avec une forte dimension entrepreneuriale. 

    Ça peut être le cas, mais le coeur d’activité de ces métiers peut consister à rédiger des rapports annuels, à suivre des indicateurs environnementaux ou à mettre en place des normes ISO. 

    À l’inverse, il est aussi possible d’exercer un métier dans une entreprise qui n’est pas directement en lien avec des enjeux environnementaux, mais vouloir contribuer à son échelle. 

    C’est notamment ce que permet l’intrapreneuriat, un phénomène de fond qui prend davantage d’ampleur chaque année. 

    En résumé, la transition écologique et sociétale se joue à tous les niveaux, quel que soit le secteur et les métiers, même si certains sont en première ligne dans les transformations qui s’opèrent pour vivre dans un monde durable vivable. 

    Ces premiers préjugés dépassés, tu as envie d’en savoir plus sur les initiatives et outils qui existent pour mettre tes talents et ton envie au service d’un projet à impact ? 

    Découvre la suite de cet article.

    Parcoursup : l’encyclopédie 2022

    Parcoursup : l'encyclopédie 2022

    Temps de lecture : 9 minutes

    1. Parcoursup, c’est quoi ?
    2. Quel type de formations sur Parcoursup ? 
    3. Le calendrier 2022
    4. Voeux et sous-voeux 
    5. Autres rubriques Parcoursup 
    6. Comment se passe la phase d’admission ? 
    7. Préparer un dossier en béton

    Parcoursup, c'est quoi ?

    Ancêtre de APB, Parcoursup est une plateforme en ligne de préinscription nationale pour les formations de l’enseignement supérieur. Elle s’adresse aux publics suivants : 

    • les lycéen.nes de terminale
    • les étudiant.es en réorientation
    • les professionnel.les en reprise d’études qui s’inscrivent en première année

    Quel type de formations sur Parcoursup ?

    En 2022, on recense plus de 19 500 formations sur Parcoursup ! Énorme, non ? C’est sûr, ça donne le vertige !

    Parmi toutes ces formations, on en distingue principalement deux types : 

    1. les formations sélectives, incluant les classes préparatoires aux grandes écoles, les sections de technicien supérieur (STS) qui préparent le brevet de technicien supérieur (BTS), les instituts de formation en soins infirmiers (IFSI), les établissements de formation en travail social (EFTS), les formations en apprentissage, les instituts universitaires de technologie (IUT) qui préparent le Bachelor universitaire de technologie (BUT) et quelques écoles de commerce et d’ingénieur
    2. les formations non sélectives que sont les licences à l’université et les parcours accès santé spécifiques (PASS)
    Quelles sont les filières non sélectives sur Parcoursup ?

    Bien que les formations non sélectives sur Parcoursup ne peuvent pas refuser les candidats, il arrive que certains d’entre eux soient refusés car les places sont limitées. 

    C’est notamment ce qui arrive pour certaines licences de droit, de psychologie, de STAPS (activités physiques et sportives) et PASS (santé). 

    Les candidats Parcoursup sont classés par le responsable de la licence, et les candidats non retenus de prime abord sont alors classés en liste d’attente. 

    Les nouveautés Parcoursup 2022

    La grande nouveauté Parcoursup 2022 : l’augmentation du nombre de formations en apprentissage. 

    En effet, de plus en plus de lycéen.nes et d’étudiant.es désirent apprendre sur le terrain. Parcoursup s’est donc adapté à cette demande et propose désormais plus de 6500 formations en apprentissage. 

    Plus de formations en apprentissage, de business school et d’écoles d’ingénieurs…de quoi trouver ton bonheur parmi une myriade de formations !

    Depuis 2021...

    Deux changements majeurs sont à prendre en compte lors des inscriptions sur Parcoursup . 

    1. La carte interactive, qui te permet de découvrir l’ensemble des formations existantes en France, ainsi que leurs débouchés. 
    2. La réforme des IUT. Désormais, les DUT (« diplôme universitaire technologique ») se transforment en BUT. Cela signifie qu’il faudra faire 3 années d’études, au lieu de deux, pour obtenir ce précieux diplôme. Bonne nouvelle : cela augmente tes chances de trouver facilement un job après la formation, ou de poursuivre un cursus en master. En parallèle de la réforme, on assiste également à une évolution de la licence pro : accessible directement sur Parcoursup en post bac, elle peut durer jusqu’à 3 ans. 

    Le calendrier Parcoursup

    Ces dates sont à inscrire en long et en large dans ton agenda ! 

    Voici les dates les plus importantes à retenir : 

    • jeudi 20 janvier : début des inscriptions sur Parcoursup
    • mardi 29 mars : date limite de formulation des voeux
    • 7 avril : dernier jour pour confirmer tes voeux. Tout voeu non confirmé est considéré comme abandonné. 
    • 2 juin : début des premières réponses !
    • 23 juin : début de la phase complémentaire, autrement appelé…ta seconde chance ! Elle s’applique dans 3 situations : 1. si tu as loupé la phase principale. 2. si tu as oublié de confirmer tes voeux 3. si tu as été refusé partout
    • du 29 juin au 1er juillet : le point d’étape où tu précises les voeux en attente qui t’intéressent toujours
    • vendredi 1er juillet : ouverture de la CAES (Commission d’accès à l’enseignement supérieur). Dirigée par le Recteur de ton académie, elle te permet d’avoir un accompagnement personnalisé en cas de refus dans les voeux demandés. 

    Voeux et sous-voeux

    Avant de préparer ton dossier de candidature Parcoursup et de sélectionner tes formations, il est important de bien comprendre le système des voeux et des sous voeux. 

    5 choses à savoir sur les voeux et sous-voeux : 

    1. les voeux ne sont pas classés dans l’ordre. Cela signifie que tu n’es pas contraint.e de classer tes voeux par ordre de préférence car cela n’aura aucune incidence sur ta candidature !
    2. Tu as le droit de choisir jusqu’à 10 voeux et 20 sous-voeux maximum + 10 voeux en apprentissage. Cela signifie que tu peux demander les formations en apprentissage des lycées CFA à la fois sous statut « étudiant » et sous statut « apprenti ». 
    3. Un voeu = un type de formation dans un établissement donné. Ex : première année de licence de psychologie à l’université de Rennes. 
    4. Un voeu multiple est un ensemble de formations regroupées par type, spécialité ou mention (CPGE, BUT, BTS). Dans ce cas, le voeu est le type de cursus et les sous voeux sont les noms des établissements. Si tu cherches à intégrer une classe prépa par exemple, tu pourras faire un voeu en prépa lettres et demander jusqu’à 10 lycées différents dans toute la France ! D’ailleurs, si tu préfères être nourri et logé pendant tes études, tu peux même demander pour chaque sous-voeu l’option « avec internat ». Enfin, si tu aspires à intégrer une école de commerce ou d’ingénieur, renseigne-toi sur les concours communs : certains concours comme Sésame, Advance ou Avenir regroupent plusieurs écoles du même type. Dans ce cas, une pré-inscription au concours de Parcoursup équivaut à un seul voeu, et tu peux sélectionner autant d’écoles que tu le souhaites ! 
    5. Un concours = un voeu 
    Réponses aux voeux

    Les premières réponses tombent à partir du 2 juin. 

    Il s’agit : d’une réponse par voeu, par sous-voeu ou école d’un concours. 

    Réponses possibles : 

    • accepté
    • refusé
    • en attente

    Délai pour répondre : 

    J + 4 la première semaine (jusqu’au 6 juin 2022)

    J + 2 ensuite

    Autres rubriques Parcoursup

    Le projet de formation motivé

    Pour tous les voeux formulés, les lycéen.nes doivent présenter ce qu’on appelle « un projet de formation motivé ». 

    Il s’agit d’une mini lettre de motivation, en 1500 caractères uniquement (soit une dizaine de lignes) sur l’espace réservé Parcoursup. 

    Nos conseils pour réussir son projet de formation motivé : 

    1. Expliquer pourquoi vous postulez pour cette formation : avec quelle intention ? quelles compétences et connaissances cette formation vous apporte-t-elle et dans quel objectif ? 
    2. Mettez en avant vos qualités et atouts pour réussir dans cette formation
    3. Votre intérêt pour la filière représentée (ex : la philosophie, l’événementiel, le droit)
    4. Évoquez votre projet professionnel 
    5. Faites relire la lettre par quelqu’un de l’extérieur 

    Tout au long de la rédaction de votre projet de formation motivé, veillez toujours à la cohérence entre ce que vous dites de vous et la formation concernée. 

    Activités et centres d'intérêt

    Certaines rubriques Parcoursup sont facultatives mais valent le coup d’être minutieusement remplies. 

    C’est le cas de la partie Activités et centres d’intérêt, qui fonctionne comme un mini CV. 

    Cette rubrique a pour objectif de souligner tes passions, ce qui te fait vibrer dans la vie, ainsi que tes expériences extra-scolaires. Celles-ci ne sont pas toujours évidentes à définir. Mais dis-toi qu’il y a forcément des activités, des compétences que tu as développé en-dehors de l’école. Réfléchis bien. 

    Le dossier scolaire

    Outre le projet de formation motivé et les centres d’intérêt, le dossier scolaire compte pour beaucoup dans la sélection des candidats aux études supérieures. 

    Pour les lycéen.nes, les bulletins sont directement pré-remplis dans la plateforme. Pour vérifier qu’il n’y a pas eu d’erreurs lors de la saisie, n’hésite pas à vérifier les informations sur la plateforme. 

    La fiche Avenir

    La fiche Avenir est à la charge de l’équipe enseignante et du chef d’établissement. 

    Il existe UNE fiche Avenir pour chaque voeu formulé. 

    La fiche Avenir comprend : 

    • pour chaque matière de terminale, la moyenne des notes des deux premiers trimestres ou du semestre de terminale + le positionnement de l’élève dans la classe et les appréciations générales des professeurs
    • De manière transversale, une appréciation complémentaire sur l’élève de la part des professeurs (méthode de travail, rigueur, autonomie, coopération)
    • pour chaque voeu, un commentaire de la part du chef d’établissement sur la capacité de l’élève à réussir dans la formation demandée

    Comment se passe la phase d'admission ?

    Le classement des candidatures

    L’étude des candidatures Parcoursup se fait en deux temps. 

    Premièrement, les formations post-bac effectuent un premier classement des candidatures. Pour cela, elles choisissent des critères de sélection, qui diffèrent plus ou moins selon les établissements. 

    Voici, de façon non exhaustive, les critères les plus couramment retenus par les formations pour comparer des dossiers Parcoursup : 

    • le niveau scolaire, à savoir les bulletins de première et de terminale, ainsi que les résultats des épreuves anticipées (bac de français, épreuves de spécialité en contrôle continu). 
    • L’avis de l’établissement, c’est-à-dire la fiche Avenir qui indique les commentaires des enseignants ainsi que de la vie scolaire. Les établissements tiennent beaucoup compte du comportement : prise d’initiative, travail en équipe, absentéisme, prise de parole en classe, etc. 
    • La motivation. Les projets de formation motivé comptent beaucoup, c’est même le crtière n°1 pour certains cursus.
    • Les éléments complémentaires, comme les notes aux épreuves de concours, les épreuves orales, book, questionnaires, etc.

    Une fois que l’établissement s’est mis d’accord sur une liste de dossiers, du meilleur au moins bon, il l’envoie à Parcoursup. C’est alors que l’algorithme de Parcoursup opère, afin de tenir compte des impératifs et des besoins du Ministère de l’Enseignement supérieur. 

    En effet, l’algorithme de la plateforme prend en compte : 

    • Le taux de boursier, imposé quelque soit la formation (y compris pour les écoles et les lycées privés)
    • Le taux de non résidants, pour les licences uniquement. 
    • Le type de bac, pour certaines filières. Par exemple les BTS ont été initialement créés pour les bacheliers professionnels, et les BUT pour les titulaires d’un bac techno. Des quotas par type de bac sont donc instaurés pour rééquilibrer les choses !
    Les résultats d'admission sur Parcoursup
    Les formations non sélectives

    Les formations non sélectives (licences universitaires et PASS) ne peuvent pas refuser de candidat. 

    Les seules options possibles sont d’accorder un « oui » ou bien un « oui, si » (une acceptation sous réserve de suivre du soutien scolaire pour rattraper le niveau requis). 

    Mais ce n’est pas pour autant que les universités peuvent accepter tout le monde !

    Deux cas de figure peuvent se présenter : 

    1. si une licence a moins de candidat que de places, son responsable n’a pas besoin de classer les candidatures et tous les candidats reçoivent une proposition d’admission dès le 2 juin. 
    2. Dans le cas contraire, on parle de « licence en tension », et alors un classement est réalisé. Les mieux classés reçoivent une proposition d’admission et les autres se retrouvent sur liste d’attente. 
    Les résultats d'admission pour les formations sélectives

    Hormis les licences PASS, tous les autres voeux possibles sur Parcoursup sont des formations sélectives ! Écoles, BTS, IUT, classes préparatoires, autant d’établissements qui peuvent refuser des candidats. Le « non » est alors ferme et définitif, et le candidat reçoit une notification de refus via son espace parcoursup. À noter qu’il n’y a pas de « oui, si » dans ce type de formation : si le dossier est trop faible, il est tout simplement refusé. 

    Ceux qui ne sont pas refusés sont positionnés sur un classement. 

    Les meilleurs reçoivent une proposition d’admission, tandis que les suivants sont sur liste d’attente. 

    Tu as encore des questions sur Parcoursup et tu as l’impression que quelque chose n’est pas clair ? 

    Curiose organise régulièrement des live Parcoursup au cours de l’année. Pour être informé.e de la prochaine date, n’oublie pas de t’inscrire sur notre site pour recevoir notre newsletter et nos alertes événement !

    🔥QUE LA FORCE SOIT AVEC TOI 🔥

    #L’ÉLAN : interview d’Héloïse Bourdon, première danseuse de l’Opéra national de Paris

    #1 L'ÉLAN : interview d'Héloïse Bourdon, première danseuse de l'Opéra de Paris

    Pour cette première édition de l’Élan, nous avons voulu mettre à l’honneur Héloïse Bourdon, première danseuse à l’Opéra national de Paris et marraine de Curiose. On y découvre dans cet épisode les coulisses de la vie d’une danseuse, l’exigence et la persévérance que requiert un tel parcours, et la passion comme moteur d’excellence. Car quand c’est la passion qui nous guide, on ne vit jamais son métier de la même manière…

    École d’art, c’est fait pour moi ou pas ? Si oui, laquelle choisir ?

    École d'art : c'est fait pour moi ou pas ? Si oui, laquelle choisir ?

    Tu as plongé dans la marmite depuis ton enfance ou bien tu as une fibre artistique très développée, tu es curieux et touche-à-tout, tu pratiques un art avec ferveur et tu as une grande réceptivité face aux œuvres d’art, tu interroges le monde…peut-être es-tu fait.e pour poursuivre des études d’art !

    Même si chaque école a ses propres critères de sélection, chacune exige que les candidats aient a minima une fibre artistique très développée, des compétences artistiques réelles et une motivation sincère à poursuivre la formation.

    Publiques ou privées,  les cursus d’art en France sont très variés et proposent chacun un programme très spécifique adapté au profil des étudiants.

    Dans cet article, nous allons te présenter les différentes formations artistiques qui existent en France, du bac au master, en école publique ou privée. Nous t’aiderons également à te poser les bonnes questions sur ton aspiration à poursuivre des études d’art, selon le besoin que tu cherches à nourrir.

    Bonne lecture !

    Généralistes ou spécialisées ?

    Il se pourrait que tu pratiques un art depuis l’enfance ou depuis quelques années, et que tu ai envie de faire de ta passion ton métier en poursuivant des études dans ce domaine.

    Réfléchir dès maintenant à ton projet professionnel ou à la pratique que tu souhaites développer est essentiel pour faire le bon choix d’école et faire le tri entre les formations généralistes et les établissements spécialisés.

    On pourrait distinguer les écoles en 3 catégories : 

    1. les écoles d’arts plastiques
    2. les écoles d’arts appliqués
    3. l’artisanat

    Arts plastiques : œuvre artistique réalisée et inspirée par l’artiste

    Arts appliqués : l’art appliqué à des métiers ou des secteurs d’activité particuliers, et donc voué à une commercialisation.

    On compte en France sept écoles d’arts appliquésBoulle, Olivier de Serre, l’ESAAT, Estienne, le lycée Alain Colas, La Martinière Diderot – qui dépendent du Ministère de l’Éducation et délivrent soit le diplôme national des métiers d’Art et de Design, soit le Diplôme Supérieur d’Arts Appliqués.

    Les écoles supérieures d’art et de design (ou Beaux-Arts), elles, sont sous la tutelle du Ministère de la Culture et délivrent en 3 ans le diplôme national d’art et en 5 ans le diplôme supérieur en expression plastique. Au nombre de soixante, elles présentent toutes une coloration, un focus différent.

    Qu’il s’agisse d’écoles d’arts plastiques ou d’arts appliqués, le cursus est toujours plus ou moins construit de la même façon : une première, voire une deuxième année, généraliste, initiant l’étudiant.e à diverses techniques et outils (gravure, dessin, peinture, sculpture, etc), une professionnalisation en 3ème année puis en master.

    Dans les ESAD par exemple (Beaux Arts), l’étudiant.e est invité à choisir sa filière parmi Art, Art-Design, Graphique-communication. 

    L’option art prépare plutôt aux métiers de peintre, de sculpteur, de photographe, de designer textile ou de designer d’espace (architecte d’intérieur). L’option communication ouvre aux métiers d’infographiste, d’illustrateur, de webdesigner, ou de directeur artistique.

    Certaines écoles proposent même une spécialisation, par exemple bande-dessinée ou création numérique (Angoulême/Poitiers) ; conservation/restauration (Avignon) ; design sonore (Le Mans) ou encore design d’espace (Reims).

    « Généraliste, on cherche à y développer un jugement, une intelligence artistique »

    explique Emmanuel Tibloux, président de l’Andéa. 

    Et si j'hésite encore entre le DNA (études d'arts plastiques) ou le DNMADE (études d'arts appliqués) ?

    Souviens-toi : le parcours DNMADE, qui présente 14 mentions (Espace, Objet, Animation, Graphisme) se déroule en général dans les lycées et prépare les étudiants à des métiers artistiques de réalisation pour un tiers, par exemple une commande privée d’entreprise ou un client. Il est donc en ce sens plus adapté au monde professionnel que le DNA.

    Le parcours DNA, lui, se déroulent aux Beaux-Arts (écoles nationales supérieures d’art) et forme les étudiants à proposer des projets artistiques à leurs professeurs et clients. Dans le cadre du DNA, on va davantage insister sur la créativité, l’expérimentation artistique, et l’autonomie.

    Quels sont les attendus nationaux de Parcoursup ?
    1. une attirance naturelle pour la création, l’expérimentation, la conception, la fabrication, la réalisation
    2. Une grande détermination et motivation, une volonté de se surpasser, une capacité de travail individuel, autonome et collective
    3. Un intérêt marqué pour les oeuvres contemporaines, dans diverses disciplines (design, architecture, cinéma). 
    4. Une capacité à interroger les situations et éléments de l’environnement, notamment du paysage social, économique et politique contemporain
    Comment se préparer aux écoles d'art ?
    Le bac ST2A

    Le baccalauréat Sciences et Technologies du Design et des Arts Appliqués peut être intégré dès la 1ère. Bien qu’il familiarise aux disciplines artistiques dès le lycée et prépare mieux aux écoles d’art, ce n’est pas un facteur différenciant sur le dossier de l’étudiant. Les écoles vont toujours privilégier le portfolio de l’élève, ses créations et ses projets. Le bac ST2A est assez engageant, il vaut mieux réfléchir à son projet professionnel avant de se lancer ! 

    Les bacs généraux avec option artistique

    Moins engageant que le bac ST2A, l’option arts vous permet de développer vos compétences artistiques ainsi qu’une culture et une pratique très utiles pour préparer vos concours et vos dossiers. 

    Les prépas aux écoles d'art

    Publiques ou privées, gratuites ou payantes, il existe quelques 300 prépa d’art en France. Découvrez sur notre blog l’article spécialement dédié à ce sujet ! 

    Autres formations en art : BTS, écoles privées
    Les BTS

    Les BTS d’arts concernent surtout les arts appliqués : plusieurs spécialités sont proposées et tous les BTS se préparent en deux ans. 

    Les BTS en arts appliqués les plus courant sont : 

    1. Le BTS Design de mode, textile et environnement
    2. Le BTS Communication Visuelle 
    3. Le BTS Communication et Industrie Graphique 

    Les BTS Arts appliqués se préparent soit : 

    1. Dans les CFA, Centres de Formation d’Apprenti
    2. des lycées publics, privés sous-contrat ou public 
    3. des écoles d’art et de design 
    Les écoles privées d'art

    Parmi les cursus d’arts privés les plus connus, on peut citer : l’école Camondo, l’ESAG-Penninghen, l’Ecole de Condé, l’Académie Charpentier, l’Institut supérieur des arts appliqués (LISAA), l’Ecole de design Nantes-Atlantique ou encore l’école Emile Cohl. 

    Certains BTS ou MANAA se sont également positionnés en privé. 

    La plupart propose un programme généraliste mais certaines se spécialisent dès le début (Cesan, école de BD, par exemple). 

    La fourchette de prix varie entre 3000 et 10 000 euros. 

    3 tips pour bien choisir ton école d'art
    1. Interroge-toi sur tes aspirations réelles : la créativité et la fibre artistique s’appliquent aujourd’hui dans tellement de domaines différents ! Avoir un penchant artistique et une grande créativité ne signifient pas nécessairement devenir artiste. Si tu t’intéresses à certaines disciplines artistiques, mais que tu exerces peu d’activités manuelles, peut-être qu’une formation en histoire de l’art, plus théorique, te conviendrait mieux. 
    2. As-tu la vocation de devenir artiste, enseignant ou chercheur ? Ou bien est-ce que tu aspires plutôt à appliquer ton savoir-faire et ta créativité à des projets concrets, qui peuvent être quotidiennement utilisés ? 
    3. Renseigne-toi sur toutes les écoles qui t’intéressent, leur programme, leurs spécialités. N’hésite pas à chercher des alumni sur Linkedin qui ont poursuivi les études qui t’intéressent. 

    1# – CAMPUS – Focus sur…la prépa littéraire

    CAMPUS : Focus sur...
    la prépa littéraire

    CAMPUS, c’est la websérie qui te présente différentes formations et cursus d’études à travers des regards croisés d’étudiants, d’alumni et de profs ! 

    Dans cette première édition, on a donné le micro à Nicolas Dujin, prof d’histoire en classe prépa littéraire, ainsi que Noa et Aimie, étudiantes !

    Il et elles nous racontent leur quotidien en prépa, l’état d’esprit qui y règne, les sources d’épanouissement et les challenges, les débouchés…et déconstruisent ici certains préjugés concernant la prépa. 

    Financer ses études : différentes options

    Financer ses études :
    différentes options

    Financer ses études, son logement et ses déplacements représente un coût élevé mais ne doit pas être un frein dans votre choix d’études. Il existe plusieurs solutions pour vous accompagner au mieux pour financer celles-ci. 

    1. LA BOURSE D’ÉTUDES

    La bourse d’études est un droit réservé aux étudiants de moins de 28 ans lors de la première demande, elle aide financièrement l’étudiant. L’étudiant doit être inscrit dans un cursus d’enseignement public ou privé en France. Tous les étudiants ne sont pas éligibles à celle-ci. Il est donc possible de calculer ses droits grâce au simulateur de bourse. Si vous êtes éligibles, la demande se fait entre le 15 janvier et le 15 mai de l’année précédant la rentrée. 

    2. LES LOGEMENTS CROUS

    Le Crous est le service public de la vie étudiante qui améliore les conditions de vie et d’études des étudiants. Les logements Crous sont attribués aux étudiants en difficulté financière. Ils sont à des prix plus bas et favorisent dans un premier temps les étudiants boursiers, face aux non boursiers. Pour accéder à ces logements, il suffit de se créer un compte sur le site et de remplir le dossier pour effectuer la demande. 

    3. LA CAF

    Il existe également une aide financière qui est la CAF. Elle aide les familles à concilier vie professionnelle, familiale et sociale. Il est donc possible pour les étudiants de toucher une aide lorsqu’ils effectuent leurs études dans une ville différente ou qu’ils prennent un appartement en-dehors du domicile familial. Il est possible de voir combien on peut toucher grâce à un simulateur. Après cette simulation, il suffit de remplir son dossier et faire la demande, la réponse peut prendre quelques semaines. 

    4. LES PRÊTS BANCAIRES

    Malgré toutes ces aides, le montant de l’école n’est pas forcément totalement couvert. Il est donc possible de demander un prêt à votre banque. Si vous avez plus de 16 ans, les banques proposent différents prêts avec différentes options en fonction de vos études, de votre profil. Les différentes modalités sont donc à discuter avec votre conseiller.  

    360 degrés – DATA SCIENTIST

    360 degrés
    Le métier de DATA SCIENTIST

    Chaque mois, Curiose te présente un même métier raconté par différents professionnels issus de secteurs et d’horizons divers. Un métier à 360 degrés ! 

    Ce mois-ci, on parle du métier de data scientist avec Nathan, Mohamed et Élise.