Gagner sa vie en prenant soin de la planète : utopie ou réalité ? (partie II)

Gagner sa vie en prenant soin de la planète : utopie ou réalité ? (Partie II)

Dans la première partie de cet article, nous avons déconstruit certains préjugés autour des métiers de la transition écologique, issus d’entretiens menés auprès d’étudiant.es. 

Dans la seconde partie de cet article, l’objectif est de te partager des pistes d’action et des outils pour : 

1. apprendre à mieux te connaître, identifier tes aspirations et motivations réelles (ce qui te prend aux tripes et te donne envie de te lever chaque matin , tu vois le truc ou pas ?😉 ), comprendre comment fonctionne ton LOGICIEL interne.

2. t’orienter vers les métiers qui contribuent à résoudre les défis sociaux et environnementaux de notre temps. 

  1. Prends le temps de savoir ce qui te fait vibrer

Apprendre à se connaître est le chemin de toute une vie.

Alors que 75% des métiers de 2030 n’existent pas encore, dans un contexte d’accélération des transformations et de création des métiers, l’orientation est de plus en plus envisagée comme une compétence, et non plus comme une finalité. 

Savoir prendre de la hauteur, faire un bilan de son parcours, identifier ses motivations profondes et sa raison d’être, connaître ses valeurs et la boussole qui guide nos choix et actions : ça s’apprend !

Pour cela, il est toujours bien d’avoir dans son sac à dos quelques outils à utiliser, réutiliser, laisser de côté, reprendre ensuite…bref, un kit d’orientation à ta dispo. 

Curiose t’a listé des outils et méthodes pour démarrer ton introspection !

  1. L’Ikigaï

Plus qu’un outil, l’Ikigaï est une philosophie de vie issue de la culture japonaise qui recouvre plusieurs sens et qui consiste à trouver son grand « POURQUOI » – en d’autres termes, sa raison d’être.

L’Ikigaï représente également : 

-> l’art de trouver un sens à ce que l’on fait

-> le respect de soi-même et du Vivant en général

-> le fait de s’alimenter correctement

-> le fait de pratiquer des activités physiques et sportives

L’Ikigaï est une boussole au carrefour de 4 grandes questions : 

  1. Qu’est-ce que j’aime faire ? 
  2. Pour quoi suis-je doué.e ? 
  3. De quoi le monde a besoin ?
  4. Pour quoi puis-je être payé.e ?  

La grande question à laquelle on essaye de répondre lorsqu’on fait son Ikigaï est la suivante :

« Quelle activité peut me permettre d’exprimer tout mon talent, au service d’une mission qui me tient à coeur, et qui me permet de gagner suffisamment d’argent pour vivre comme j’ai envie ? ». 

4 conseils à suivre avant de faire ton Ikigaï : 

  1. Quitter l’illusion de tout savoir sur soi, répondre question par question 
  2. Prendre son temps
  3. Appréhender l’ikigaï comme une boussole vivante, qui se développe et grandit !
  4. Essayer de bénéficier d’un regard extérieur, neutre et bienveillant : faire son Ikigaï à plusieurs est recommandé !
2. Des structures pour t’accompagner dans ton introspection et tes premiers pas d’acteur du changement 

De plus en plus d’associations et autres structures oeuvrent au quotidien pour aider les jeunes (et les moins jeunes !) dans leur démarche d’introspection et les guider pas à pas, de la réflexion au passage à l’action. 

C’est le cas de l’association TADAM par exemple, qui organise des week-ends, des semaines de stage ou encore des ateliers à destination des 14-21 ans, avec plusieurs objectifs : 

  1. découvrir ses motivations profondes
  2. prendre conscience de ce qui te rend unique
  3. prendre confiance en toi
  4. construire son projet d’avenir
  5. gérer son stress
  6. avancer sur son projet d’avenir
  7. reconnaître ses forces

Une méthode basée sur une pédagogie ludique qui fait le lien entre la tête, le coeur et le corps et qui permet aux jeunes de se recentrer et d’adopter une démarche proactive par rapport à l’orientation. 

Si tu aimes la dynamique de groupe, si tu aimes l’esprit « ateliers » basé sur une pédagogie ludique, alors TADAM peut être une approche super intéressante pour toi. 

Dans le même esprit, Ticket for Change est une entreprise sociale qui met à ta disposition différentes ressources très précieuses pour t’aider :

1. à mieux te connaître

2. à identifier les défis de société qui te touchent et pour lesquels tu as envie de t’engager

3. à réfléchir aux premiers petits pas que tu peux mettre en place pour te mettre en mouvement !

Parmi ces outils/méthodes, tu trouveras : 

  1. l’Exploration

Un week-end collectif suivi d’un accompagnement de 3 mois pour (re)mettre du sens dans ta vie, clarifier ton projet pro et apprendre à mieux te connaître !

Une expérience immersive pour découvrir le secteur et les métiers de la transition écologique et sociale, identifier ses talents et compétences, les sujets qui nous touchent particulièrement, s’inspirer de parcours inspirants. 

Découvres-en plus ici. 

   2. Le MOOC « Devenir entrepreneur du changement »

Tu sais que tu as envie de t’engager mais tu ne sais pas par où commencer ? 

Ce MOOC va t’aider à trouver ta vocation d’acteur du changement, en t’apprenant à passer de l’envie à l’idée, et de l’idée à l’action ! Vois-le comme une étape préliminaire de l’Exploration. 

3. « Activez vos talents, ils peuvent changer le monde ! » de Matthieu Dardaillon, co-fondateur de Ticket for Change. 

« Nous passons 80 000 heures de nos vies à travailler. Et vous, qu’allez-vous en faire ? »

Entre le MOOC et l’Exploration, ce guide pratique a pour but de t’aider à identifier tes talents uniques et construire ta « carrière à impact » afin que ton travail soit source d’épanouissement et d’utilité sociale. Un livre de chevet à annoter, sur lequel griffonner tes pensées et réflexions, à foison !

D’autres structures encore sont là pour t’aider à développer et identifier ce qu’on appelle tes soft skills, c’est-à-dire les compétences humaines et comportementales que tu as au fond de toi comme la créativité, l’empathie, la résolution de problèmes…

C’est le cas d’Awayke, une entreprise qui fait intervenir des formateurs directement dans les écoles pour aider les étudiant.es à mieux se connaître et à améliorer leur gestion du temps, travailler leur esprit d’équipe, ou encore améliorer leur communication interpersonnelle. 

Tu penses que ton école pourrait être intéressée par ce type de démarche ? Clique ici. 

Un dispositif pour identifier tes softs skills : Job ready, une plateforme qui t’aide à transformer toutes tes expériences en compétences (en soft skills, notamment) et les rendre claires et visibles auprès des recruteurs. 

Découvre ici le dispositif.

3. Gagner en conscience, être à l’écoute de son corps et de ses émotions

Apprendre à se connaître passe aussi par un mélange d’observation et d’action. 

Certaines pratiques, comme celle de la méditation, favorisent l’observation et la conscience que l’on a de soi-même, de son corps et de ses émotions.  La méditation est un outil extraordinaire pour apaiser son mental, faire le calme en soi et distinguer plus nettement ce que l’on ressent vraiment. 

En effet, les bienfaits de la méditation ne sont plus à prouver.  Dans une étude belge portant sur 400 jeunes âgés de 13 à 20 ans, ceux qui ont suivi un programme de mindfulness montraient moins de signes de dépression, d’anxiété et de stress que les autres. 

Notre corps, d’une intelligence inouïe, ne nous ment jamais. Être à l’écoute des signaux qu’il t’envoie peut te permettre de sentir ce qui est bon pour toi, dans quel type d’environnement tu te sens à l’aise. En mettant davantage de conscience dans tes actions, en étant plus en posture d’observation de ce que tu vis, tu acquerras avec les expériences une meilleure connaissance de toi-même et des situations qui te correspondent. 

Plus facile à dire qu’à faire…ON EST D’ACCORD ! 

2. Informe-toi sur les enjeux qui te touchent

Blogs, fresques, ateliers, documentaires, livres…tous les supports sont bons pour nous sensibiliser et susciter l’engagement. 

Curiose te partage sa liste de ressources pour t’informer sur tes causes de prédilection : 

  1. Les MOOCs 

2. La Mine d’Or des Enjeux, by Ticket for Change

Une plateforme collaborative qui regroupe des ressources inspirantes sur les enjeux de société basés sur les 17 ODD (objectifs de développement durable) pour que chacun.e puisse s’inspirer, s’informer et se former !

3. Le Top 5 des blogs sur l’environnement

  • Ça commence par moi, c’est : 365 actions éco-citoyennes, des vidéos, des podcasts et des articles, des outils pour mobiliser ses proches
  • You matter, c’est: un lieu de partage de connaissance pour aider citoyens et professionnels à comprendre les enjeux de transformation de notre monde. 
  • Bon Pote: un article éducatif chaque semaine sur le climat et l’environnement
  • Je me recycle : média green lifestyle, dédié à un mode de vie plus sain et respectueux de l’environnement. 

    4. Des ateliers pour mieux s’informer et se projeter

    -> Atelier immersif 2050, Ticket for Change 

    -> La Fresque du Climat : 3h30 pour comprendre le changement climatique

    -> La fresque de la Renaissance écologique : atelier d’imagination collective pour réfléchir ensemble à des solutions concrètes pour l’environnement.

    5. Autres ressources 

    1. Médias sur l’écologie/l’environnement : L’info durable, La Relève & la peste, Reporterre
    2. Ressources pour agir

    6. le Netflix de la transition : IMAGO, et documentaires à gogo

    7. Des lieux engagés pour s’inspirer et découvrir d’autres modèles de société

    As-tu déjà entendu parler des tiers-lieux ?

    Coworking, networking, café, auberge, salles de jeux, salle de musique…les tiers-lieux, ça peut être TOUT ÇA à la fois. Avec comme principaux objectifs, de provoquer la rencontre et de favoriser l’émergence de projets collectifs autour d’une ou plusieurs thématiques.

    De plus en plus de lieux alternatifs, engagés dans la transition écologique, font leur apparition en France (et partout dans le monde).

    Découvre le tiers-lieu le plus proche de chez toi, en consultant la carte des OASIS.

    3. Empare-toi de ton sujet et remonte tes manches ! 

    Ça y est, tu as le sentiment d’avoir identifié un ou plusieurs sujets de société qui te tiennent à coeur et pour lesquels tu as envie de mettre ton temps, ton énergie et tes talents. 

    Bien sûr, tu as compris que la connaissance de soi, c’est le chemin de toute une vie. Et que ce sont nos expériences qui nous façonnent, aussi. Et pourtant, tu sais déjà quelles compétences et savoir-être tu peux valoriser. 

    1.J’ai des questions sur des métiers qui me plaisent !

    Tu as une vague idée du métier ou du secteur qui te plaît et tu souhaiterais approfondir tes recherches ? 

    👉 Linkedin est ton meilleur ami. C’est LE réseau social professionnel sur lequel faire des rencontres. Alors crée-toi un profil, effectue des recherches, ose demander de l’aide, pose tes questions…et rappelle-toi qu’on a tou.tes commencé quelque part (c’est-à-dire nulle part ! 😄

    👉 Le parcours d’orientation Curiose t’aide à y voir plus clair sur les métiers en lien avec ta personnalité et à échanger avec des professionnels. 

    👉 Jobirl te permet d’échanger non seulement avec des pros mais aussi avec des étudian.tes de certaines formations. 

    2. Je suis en recherche d’un stage ou d’une première expérience dans un projet à impact social !

    Au-delà des plateformes de recherche classiques, certains job boards sont plus axés sur les entreprises à mission et les métiers dits à impact. 

    C’est notamment le cas de

    👉 Jobs that make sense : une plateforme entièrement dédiée à la recherche de métiers dans des structures à impact, avec également des exemples de formations sur diverses thématiques.

    👉 Orientation Durable : cabinet de recrutement des métiers durables.

    👉 Fuyons la défense: une plateforme qui recense les offres d’entreprises sélectionnées en amont.

    👉 How I met your planet: ou comment raconter à ses gosses qu’on a essayé de sauver la planète grâce à notre métier.

    3. Je souhaite me lancer dans mon propre projet !

    👉 Tu as entre 18 et 30 ans et tu portes un projet d’utilité sociale et/ou environnementale ? Chaque année ,le concours de la Social Cup récompense de jeunesentrepreneurs sociaux pour leurs idées d’innovations sociales ! (les candidatures sont clôturées pour l’année 2022, alors garde tes yeux grands ouverts 👀 pour l’année prochaine)

    👉 Après le MOOC, le livre, et les week-ends explorations, Ticket for Change accompagne également les porteurs de projets à passer de l’idée à l’action. Six mois pour donner vie à son entreprise à impact, validée sur le terrain et challengée par des experts. Découvre le Parcours Entrepreneur  plus en détails !

    Voici un résumé des initiatives qui nous ont personnellement accompagné et interpellé chez Curiose. 

    Tu as des questions ou quelque chose n’est pas clair ?

    Écris à Margaux, qui se fera une joie de te répondre: margaux.dacquet@curiose.fr

    « Gagner sa vie en prenant soin de la planète : utopie ou réalité ? » (partie I)

    "Gagner sa vie en prenant soin de la planète : utopie ou réalité ?

    (Partie I)

    Clémentine, 20 ans, a rejoint en septembre dernier les bancs d’une grande université parisienne, comme des centaines de milliers de jeune chaque année en France. 

    Sa formation en sciences économiques et sociales s’inscrit dans la continuité des spécialités SES et Maths qu’elle a choisi en première. 
    Pourtant, nous confie-t’elle autour d’un café, presque en chuchotant : « je ne suis pas sûre d’aimer ce que j’étudie.

    Les cours sont intéressants, mais j’ai du mal à me projeter dans un métier concret qui a du sens pour moi. »

    Elle nous parle alors de son frère qui, après une prépa et une école de commerce, s’est orienté dans le bâtiment mais ne se plaît pas dans son job. 

    « Lui, ce qui l’anime, c’est l’écologie » nous partage-t’elle. « J’ai peur d’avoir des regrets, comme lui. »


    « Mais alors, qu’est-ce que tu aimes ? »

    « J’adore les animaux. J’aime être en leur présence…mais je connais peu de métiers qui gravitent autour de ce sujet…hormis vétérinaire. 
    J’aime la nature aussi, mais c’est très vaste. J’ai envie d’aider les gens aussi. J’ai songé à travailler dans une association, ou dans le social, mais je crains que ça ne me permette pas de vivre correctement. Et ça rassurerait plus mes parents que je fasse des études de commerce. »


    Toi aussi, comme Clémentine, tu te sens tiraillé.e entre tes aspirations réelles et la pression extérieure ?

    Tu as envie d’exercer un métier qui a du sens pour toi et qui contribue à la préservation du Vivant mais tu ne sais pas par où commencer ?

    Selon une étude de 2021 de Pew Research, 67% de la génération Z dont tu fais partie pensent que « le climat devrait être une priorité absolue pour assurer une planète durable pour les générations futures ». 

    La première partie de cet article te donne des pistes d’action pour déconstruire les préjugés que tu pourrais avoir sur les métiers de l’ESS (économie sociale et solidaire). 

    Dans la seconde partie de l’article, disponible sur notre blog, nous te donnons des pistes pour : 

    1. apprendre à mieux te connaître, identifier tes aspirations et motivations réelles (ce qui te prend aux tripes et te donne envie de te lever chaque matin , tu vois le délire ?;) ), comprendre comment fonctionne ton LOGICIEL interne.

    2. t’orienter vers les métiers qui contribuent à résoudre les défis sociaux et environnementaux de notre temps. 


    3 préjugés à déconstruire sur les métiers de la transition

    1) « Les métiers de l’ESS, ça rapporte pas suffisamment »

    En fait, tout va dépendre de ce que tu entends par SUFFISAMMENT.

    Notre rapport à l’argent est très personnel et propre à chacun.e d’entre nous. C’est donc à toi d’évaluer le niveau de finances dont tu as besoin pour manger tout en réalisant tes projets personnels. C’est aussi une question de priorité...

    Si tu réalises que le confort matériel est un enjeu prioritaire pour toi aujourd’hui, alors assume-le ! Trouve des missions qui te permettront de trouver du sens à ce que tu fais tout en ayant le salaire qui te convient. 

    Il y a aussi un préjugé à déconstruire : on peut tout à fait bien gagner sa vie tout en travaillant pour une structure d’utilité sociale ou environnementale.

    Tout dépend du type de structure, de son ancienneté, du poste convoité…mais aussi de tes conditions de vie (un même salaire peut être plus ou moins élevé selon ton lieu de résidence, par exemple). 

    Enfin, il est important de bien distinguer « l’économie sociale et solidaire », une branche de l’économie qui regroupe l’ensemble des associations, coopératives, et fondations respectant certains principes comme la gouvernance démocratique ou bien le plafonnement des salaires, et les métiers de la transition, qui recouvrent finalement l’ensemble des activités oeuvrant à la préservation du Vivant et la réduction des effets du réchauffement climatique (pour simplifier).

    Les métiers de la transition concernent tous les secteurs, voire toutes les entreprises qui doivent respecter les nouvelles réglementations en vigueur (notamment la loi PACTE de 2019) favorisant la considération des enjeux sociaux et environnementaux. 

    Tu as donc le choix…À toi de mettre le curseur au bon endroit ! 

    2) « Je veux travailler dans l’écologie »

    Comme mentionné plus haut, l’écologie n’est pas un secteur mais une façon d’appréhender son environnement, les ressources qui constituent ce dernier et les relations que l’on entretient avec le Vivant. C’est donc également une façon différente de produire, de marchander et d’utiliser nos ressources. 

    Les possibilités de métiers sont donc immenses : communicant, juriste, directeur des ressources humaines…Mais le terme d’environnement ou d’écologie n’est pas toujours spécifiquement mentionné dans l’intitulé du cursus et toutes les formations ne dispensent directement de cours sur le développement durable ou les enjeux de la transition.  Si ces sujets t’intéressent, et que tu veux comprendre concrètement comment tu peux t’engager, le mieux est que tu te renseignes en parallèle et que tu t’engages dans des projets ou associations. 

    Tu peux très bien te concentrer sur un type de métier plutôt que sur des formations en développement durable qui ne vont pas spécifiquement te former sur un métier en particulier mais sur des thématiques transversales. 

    Alimentation, santé, éducation, transport…d’ici 2050, plus d’un million d’emplois verts devraient être créés en France. 

    De quoi trouver ton bonheur !

    3) « Il faut être militant et super engagé pour exercer un métier qui a un impact positif sur la société »

    Pas nécessairement. Lorsqu’on travaille dans une structure qui a une mission sociale ou environnementale, il est vrai que l’impact généré dépend en partie de l’efficacité et du temps que les collaborateurs investissent dans le projet en question. Cela entraîne d’ailleurs, dans certaines organisations, le syndrome du bon samaritain: des personnes tellement engagées dans leur travail qu’elles se retrouvent en situation d’épuisement professionnel (burn out).

    Tout dépend des limites personnelles que tu te seras fixé, d’où l’importance d’identifier en amont les conditions de travail qui sont non négociables pour toi. 

    Enfin, il existe beaucoup de fantasmes autour des métiers de consultant ou responsable RSE en entreprise, considérés comme des métiers qui font bouger les lignes de l’entreprise en interne, avec une forte dimension entrepreneuriale. 

    Ça peut être le cas, mais le coeur d’activité de ces métiers peut consister à rédiger des rapports annuels, à suivre des indicateurs environnementaux ou à mettre en place des normes ISO. 

    À l’inverse, il est aussi possible d’exercer un métier dans une entreprise qui n’est pas directement en lien avec des enjeux environnementaux, mais vouloir contribuer à son échelle. 

    C’est notamment ce que permet l’intrapreneuriat, un phénomène de fond qui prend davantage d’ampleur chaque année. 

    En résumé, la transition écologique et sociétale se joue à tous les niveaux, quel que soit le secteur et les métiers, même si certains sont en première ligne dans les transformations qui s’opèrent pour vivre dans un monde durable vivable. 

    Ces premiers préjugés dépassés, tu as envie d’en savoir plus sur les initiatives et outils qui existent pour mettre tes talents et ton envie au service d’un projet à impact ? 

    Découvre la suite de cet article.